Partie 2 :
Le silence dans le diner est devenu si lourd qu’on pourrait l’entendre vibrer. La main du chef des motards, gantée de cuir noir et marquée par les cicatrices du temps, s’est refermée sur le petit médaillon d’argent.
Le garçon s’immobilise, le souffle court. Il lève les yeux vers l’homme colossal qui se tient désormais devant lui. Le chef des motards ne regarde pas l’enfant ; ses yeux sont fixés sur l’objet qu’il tient dans sa paume. C’est une pièce ancienne, gravée d’un loup hurlant entouré d’une couronne d’épines.
Le Chef (voix sourde, presque un souffle) : « Où as-tu trouvé ça, petit ? »
Le garçon recule d’un pas, terrifié.

Le Garçon : « C’est… c’est à maman. Elle m’a dit de ne jamais le montrer. Elle a dit que c’était la clé… »
Le propriétaire du magasin, ignorant la tension qui monte, s’approche en grognant.
Le Propriétaire : « Écoutez, monsieur, ne vous laissez pas attendrir par ce rat d’égout. C’est sûrement volé. Je vais appeler la police et— »
SOUDAIN—
Le chef des motards plante son regard d’acier dans celui du marchand. L’agressivité du propriétaire s’évapore instantanément. Sans dire un mot, le biker sort un billet de cent dollars, le plaque sur le comptoir avec une violence contenue, et récupère le sandwich d’une main.
De l’autre, il ouvre délicatement le médaillon. À l’intérieur, une puce électronique microscopique brille d’une lueur bleue intermittente. Les autres motards, qui détournaient le regard quelques secondes plus tôt, se lèvent tous d’un seul bloc. Ils ne regardent plus le garçon avec mépris, mais avec une déférence glaçante.
Le Chef (se tournant vers ses hommes) : « Le code est actif. Le « Projet Renaissance » n’était pas un mythe. »
Il s’accroupit pour être à la hauteur de l’enfant et lui tend le sandwich. Son visage, autrefois de pierre, laisse entrevoir une ombre de tristesse… ou de reconnaissance.
Le Chef : « Ton nom n’est pas « gamin », n’est-ce pas ? »
Le petit garçon essuie ses larmes avec sa manche sale.
Le Garçon : « Mon matricule est le 709. Mais maman m’appelait… Espoir. »
Un frisson parcourt l’assemblée. Dehors, le bruit d’un hélicoptère non identifié commence à déchirer la nuit. Le chef des motards remet le médaillon autour du cou de l’enfant et le cache soigneusement sous sa chemise trempée.
Le Chef : « Alors cours, Espoir. Car ceux qui ont tué ta mère viennent de nous trouver. Et ils ne veulent pas seulement le médaillon… ils veulent ce qu’il y a dans ton sang. »
À suivre…
Qui est réellement ce petit garçon ? Pourquoi une bande de hors-la-loi semble-t-elle prête à mourir pour un simple médaillon ? Le mystère ne fait que commencer.

